Munich poursuit l’aventure du « Ring » avec un « Siegfried » époustouflant dans la mise en scène toujours géniale de Tobias Kratzer.
En misant avec talent sur l’émotion, le rire, le fantastique et l’humain, Tobias Kratzer poursuit avec succès sa vivante illustration du « Ring » avec un Siegfried passionnant où l’intelligence de la scénographie se lie étroitement à la qualité de la direction musicale, le tout renforcé par une distribution exceptionnelle. Que du bonheur !
Le metteur en scène que l’on veut voir à tout prix !
Deuxième jour du « Ring », Siegfried est le portrait du héros en devenir qui va bousculer l’ordre établi des dieux et des mortels de cette histoire-légende, véritable récit initiatique que Kratzer suivant sa logique et son style éblouissant, traite avec humanité, bienveillance et humour sans oublier le moindre aspect que les didascalies décrivent avec minutie.
Après un Prologue enthousiasmant, (« un Rheingold tout en or »), une Walküre (« qui tutoie les sommets de l’art lyrique »), le troisième opus tient ses promesses, donnant une belle cohérence à un « Anneau des Nibelungen » historique, qui prend une place de choix au Panthéon des réussites inoubliables mais peu fréquentes ces dernières années !
Nous soulignions dans nos articles précédents à quel point il était rare de prendre des places d’opéra pour un metteur en scène mais il était clair hier soir à Munich, que nombre de spectateurs étaient venus, comme nous, pour voir la suite de l’histoire vue par le génial Tobias Kratzer, 46 ans, qui, depuis le véritable événement qu’a constitué son magistral Tannhäuser à Bayreuth, ne cesse de défrayer (positivement) la chronique.
Non seulement nous attendons avec impatience que la boucle soit bouclée avec Gotterdämerung (en juin prochain) mais également la possibilité de voir l’ensemble de l’œuvre en une semaine, durant l'un des deux cycles proposés en Juillet prochain. Un privilège, au vu de l’assaut avec lequel les places ont été pré-réservées, et un plaisir après le précédent Ring à Munich, en 2018. Après tout c’est dans l’auguste maison bavaroise que le Ring fut créé !
Et nul doute que nombre de maisons d’opéras engagées récemment dans un « Ring », regarderont avec une pointe de jalousie, le « coup » gagnant opéré par Serge Dorny pour « le sien » quand il a choisi aux côtés de son directeur musical Vladimir Jurowski, le jeune et talentueux Tobias Kratzer.
Fidélité à l’œuvre, modernité de l’illustration, un ticket gagnant
Pour le metteur en scène bavarois, il n’est nul besoin de « dépoussiérer » le Ring ou de le mettre à une sauce pseudo-moderne qui, par son sujet spécifique, éloigne la scène de l’œuvre et rend souvent incompatibles ce que chantent et ce que font les artistes ce qui complique généralement leur tâche alors même que les rôles sont tous tendus et difficiles à interpréter.
Kratzer prend au contraire, l’histoire au pied de la lettre, sans jamais s’en écarter. Et il la colorie en quelque sorte à l’instar de ce dessin d’enfants qui orne le rideau de scène, dont on retrouvera la genèse lors de la dernière scène.
Nous faisions référence pour les premiers épisodes, à l’univers de séries très populaires, comme Games of Thrones ou à des romans à mi-chemin entre l’enfance et l’adolescence, comme Harry Potter. Kratzer exploite en effet habilement l’imaginaire d’une société, ses contrastes et ses fantasmes, quand l’hyper-communication fabrique les idoles et où les puissances de l’argent règnent en maitres.
Mais outre ce côté final fantaisy tout à la fois ludique, fantastique et très réaliste, l’art de Kratzer repose d’abord et avant tout sur la qualité humaine de son propos. Tout en caractérisant les héros de Wagner jusque dans les détails physiques, vestimentaires, -notamment les attributs de chacun -Kratzer les humanise profondément tout en leur gardant leur part de « sacré » exactement de la même manière que Wagner lui-même quand il décide de raconter cette longue histoire de dieux et de mortels qui s’affrontent pour le pouvoir et rencontrent dans leur volonté de puissance, les « faiblesses » de l’amour et de la compassion. »
On ne reprendra pas ici la foultitude de trouvailles de ce génial illustrateur (et de son scénographe Rainer Sellmaier) mais ceux qui auront vu Das Rheingold, en reconnaitront quelques-uns -non sans émotion parfois !
Car, outre sa faculté à provoquer le rire parmi les spectateurs (notamment par l’utilisation de « clins d’œil » très typés comme la marque « Wagner » de la bière bue), Kratzer sait glisser un détail émouvant aux moments où l’un des multiples leitmotivs du Ring, se fait lyrique, évoquant des faits dramatiques. Ainsi durant une fraction de seconde voit-on Fafner regarder avec tristesse, une photo de son frère (qu’il a tué) et de lui, posée sur son bureau, ou Mime chérir un coussin portant le portrait de son chien massacré par Alberich dans Rheingold, ou encore (et surtout) Siegfried enfant serrer contre lui la couverture dans laquelle sa mère l’a amené à Mime après sa naissance.
Petits instants d’émotions qui succèdent rapidement à d’autres moments où le temps s’accélère, la direction musicale – parfois excessive dans ses démonstrations- se calant parfaitement avec les épisodes et tableaux de la mise en scène.
Les accessoires de l’opéra lui-même mêlent l’ancien et le moderne, le symbole d’hier et celui d’aujourd’hui, passant sans cesse de l’un à l’autre : ainsi, le Heaume magique, le fameux Tarnhelm forgé par Mime est un casque à réalité augmentée, le cor sera d’abord une pétoire qui sonne horriblement faux (et ameute le voisinage réveillé en sursaut) avant que l'emblématique air soit émis par une enceinte portable actionnée à distance par le mobile de Siegfried et si Nothung est une véritable épée, sa confection fera appel à toutes sortes d’objets comme un grille-pain, un micro-onde (qui explose), une râpe à légume etc.
Toute une série de gadgets modernes se retrouvent ainsi aux côtés des symboles traditionnels attachés à l’œuvre comme aux légendes de l’époque tels la lance, les casques et les boucliers gothiques, l’épée magique, les armures de l’armée de morts-vivants du Walhalla ou l’anneau lui-même !
L’enfance du héros
Et puis surtout, Kratzer prend le parti de l’enfance.
N’oublions pas que Wagner lui-même, s’il composa son « Ring » dans l’ordre chronologique, écrivit ses livrets à rebours. Le Crépuscule fut donc conçu avant Siegfried, ce dernier étant alors le héros central de la tétralogie, l’importance de Wotan, n’apparaissant que lorsque le cycle fut achevé. Wagner imagina et façonna d’abord un Siegfried adulte, victime d’une machination tragique, avant d’en décrire l’enfance et le parcours initiatique à travers la puberté.
Déjà dans la Walkyrie, Kratzer mettait en images le récit de Siegmund et Sieglinde concernant leur enfance « terrestre » dans la forêt avec leur père Wotan et les attaques terribles qui les avaient séparés tuant leur mère.
Dans Siegfried, Kratzer propose carrément de représenter le héros en devenir par un acteur enfant, tandis que le ténor chante sur le côté de la scène occupée par les deux pièces (chambre de l’enfant et salle à manger-cuisine) du petit appartement de Mime.
Le jeune comédien, Félix Fröbel, n’a que douze ans mais incontestablement déjà une grande présence scénique, et incarne exactement ce qui est décrit dans toute la première partie de l’œuvre : un Siegfried encore mal dégrossi, très agité, très agressif à l’encontre de son tuteur Mime qu’il méprise et dont il ne peut imaginer qu’il est son père, mais aussi très désireux de comprendre ses origines et de parcourir le monde pour réaliser ce qu’il pense être (à juste titre) son grand destin.
Kratzer joue habilement sur la double caractéristique : tout héros a été un enfant, tout enfant rêve d’être un héros.
Notre enfant-héros joue comme tous les enfants tout en possédant une force peu commune montrée dans les bagarres où Mime a toujours le dessous et une propension à jouer avec toutes sortes d’instruments électriques qui s’ajouteront pour lui permettre de forger Nothung.
Le ténor Benjamin Bruns, quant à lui, d'abord presque dissimulé dans l'ombre, quitte progressivement le bord sombre de la scène (et sa partition) pour « entrer dans le jeu » d’abord avec son double enfant puis s’y substituant totalement dans un mouvement héroïque particulièrement réussi : la métamorphose se réalise sous une sorte de tente comme les enfants aiment à en bâtir avec deux chaises, un drape et une lampe pour éclairer, au moment précis où Nothung est forgée.
Symbole fort du passage à l’âge jeune adulte, même si Siegfried garde son côté enfantin, symbolisé jusqu’après le réveil de Brünnhilde quand il lui allume son projecteur personnel de ciel étoilé qu’il avait soigneusement rangé dans son sac à dos, comme dans sa chambre, cette boule qui projette des nuages d’étoiles de toutes les couleurs. De ce fait, son double enfant réapparaitra brièvement lors du final.
Nous avons alors quitté l’appartement de Mime pour nous rendre dans l’arrière-cour d’un immeuble de quartier assez peu reluisant, doté d’une colonne-escalier en colimaçon où déambulent des livreurs de Deliveroo, qui sera ensuite le siège très réussi des évolutions du dragon que Siegfried vaincra sans effort. Les scènes de l’oiseau, les essais malheureux de Siegfried, ont beaucoup de charme dans ce décor de type Bronx, et à nouveau, la tendresse domine sur la violence rendant le cheminement de Siegfried très humain.
L’on revient, conformément aux didascalies, dans le Walhalla lors de la rencontre orageuse entre Wotan et Erda, puis le héros, qui cherche son chemin dans les coulisses, retourne dans le grand salon-foyer de l’opéra de Munich, lieu symbolisant le rocher des Walkyries, comme dans l’épisode précédent.
Le réveil de Brünnhilde est particulièrement réussi, entre le projecteur de nuées d’étoiles multicolores de Siegfried et le fait qu’il se mette à dessiner les représentations naïves du fameux rideau de scène sur les miroirs du grand salon, entrainant Brünnhilde. dans son jeu de plus en plus enthousiaste au fur et à mesure qu’elle s’extasie sur la beauté du monde à son retour.
La scène finale offre un bref retournement de situation avant que le rideau ne tombe puisque, si Waltraute aide les amoureux à s’enfuir, le groupe des guerrières semble vouloir s’y opposer et les suit, tandis qu’apparaissent menaçant les sombres sbires d’Alberich.
Certains fils apparus dans les deux épisodes précédents se noueront certainement dans le Crépuscule des Dieux, Kratzer aura certainement à cœur d’éclairer totalement sur la continuité de son propos. On notera déjà, après la pancarte « Dieu est mort » de Rheingold, celle brandie par un SDF à l’issue de l’acte 2 (alors qu’apparaissent furtivement les trois punkettes-filles du Rhin) annonce d’un côté « la fin du monde » et au verso, « Seul Wotan peut nous sauver ». Ce qui parait fort compromis à l'issue de l'acte 3...
Ombres et lumières, des personnages complexes très bien représentés
Mais tous les personnages ont leur part d’ombre et de lumière, sauf peut-être l’abominable Alberich, tout vêtu de noir, sigles effrayants sur son sweat à capuche, accompagné d’une horde de sbires aussi peu avenants que leur maitre, pour représenter le monde sombre de Nibelung.
Mime n’est pas sans tendresse à l’égard de sa jeune et impétueuse pupille, malgré les noirs desseins qu’il a prévus pour se servir de ses pouvoirs et récupérer l’anneau.
Le Wanderer – son œil de verre, sa lance et son casque- est vêtu de pauvres vêtements de vagabond. Malgré de belles tentatives pour garder son pouvoir et retrouver la force de s’emparer de l’anneau, dont la cruelle torture contre Erda, c’est lors d’une scène magistralement conduite que Siegfried fait trébucher son grand-père, brise sa lance et le laisse prostré et honteux au sol.
Erda d’abord dissimulée sous un capuchon symbole de son refus de « se mouiller », sera victime de la torture de la « noyade » mais résistera héroïquement, en forte femme décidée, ne cédant jamais aux exigences de Wotan.
La très belle équipe
L’osmose entre le metteur en scène, le chef d’orchestre et les chanteurs est telle que l’histoire se déroule avec une fluidité presque déconcertante, ne laissant jamais la moindre « longueur »/ »langueur » s’installer, menant le récit malgré ses multiples retours en arrière, presque tambour battant sans toutefois bousculer la moindre inflexion, le moindre demi-leitmotive se glissant dans un thème plus appuyé, respectant scrupuleusement chacune des étapes musicale et scénique.
Benjamin Bruns, solide mozartien, encore peu présent dans Wagner, opérait une délicate prise de rôle avec ce Siegfried, contraint de débuter dans l’ombre du bord de scène avant d’occuper le centre du cercle de lumière.
Mais pour incarner un héros en devenir avant de le montrer dans la plénitude de son premier amour, la disposition était ingénieuse et très convaincante et le ténor s’est lancé dans l’aventure dont il est sorti vainqueur de tous les points de vue.
La voix est puissante et le timbre clair, le chant coloré et contrasté, la diction est soignée, l’endurance sans faille et l’ensemble offre une très belle prestation. Il adoucit sa voix autant qu’il peut lorsque le jeune garçon joue son rôle pour monter ensuite davantage volume et énergie, livrant dès la scène de la forge et jusqu’au final, une prestation d’une très grande régularité, à la stabilité remarquable. Son aisance jusqu’à ses dernières paroles, alors qu’il est comme tous les Siegfried confronté à une Brünnhilde, toute fraiche sortie de son sommeil, est stupéfiante et l’on apprécie toujours les heldentenors qui « passent » l’orchestre sans jamais sembler forcer la voix.
La maitrise et le contrôle fantastique du volume qu’il opère lors du final, notamment dans le « das ist kein Mann », nous touche en plein cœur tout comme d’ailleurs sa participation au duo d’amour qui suit, où les protagonistes passent merveilleusement de la découverte réciproque de leurs existences et de leurs destins liés, à l’extase la plus totale dans une communion musicale phénoménale.
Profitons-en pour féliciter la soprano Simone Schneider de sa courte mais merveilleuse prestation en Brünnhilde, de sa lumineuse entrée en matière, voix divine, surfant sur les arpèges des harpes et les ondes des cordes. Son « Heil dir, Sonne! Heil dir, Licht! » (« Salut à toi, Soleil ! Salut à toi, Lumière ! »), et les réponses en écho de son sauveur, vous emmènent au septième ciel de l’art lyrique.
On regrettera que, par la force des choses, le Wotan/Wanderer dont le baryton Nicholas Brownlee ne fait qu’une bouchée, ne revienne pas en dernière partie. Mais on le retrouvera avec grand plaisir lors des deux cycles du festival de juillet. Encore jeune (surtout pour ce rôle !) le baryton s’est imposé dès Das Rheingold comme l’une des pièces maitresses de la distribution de Munich, et a fidèlement suivi la progression de son personnage dans cette conception scénique limpide.
De sa confrontation sarcastique avec Mime, et son évocation grandiose des « trois mondes », avec le fameux « Auf wolkigen Höhn wohnen die Götter » (« Sur les hauteurs nuageuses habitent les dieux » accompagné du puissant motif musical du Walhalla, puis de ses querelles successives avec Alberich, Erda (superbe Wiebke Lehmkuhl dans un rôle trop court) et enfin Siegfried, le personnage se délite peu à peu et Brownlee semble littéralement s’effondrer sur lui-même, voix parfois lasse, désespoir pointant dans les propos, sans jamais perdre le contrôle de son fabuleux instrument.
Tout à la fois puissant comme doit l’être le dieu des dieux, autoritaire voire cruel à plusieurs reprises, il a su sous cette épaisse couverture, montrer le désespoir du personnage qui ne voit pas d’issue à son destin fatal comme à celui de ses proches.
Le sombre et cruel Alberich est cette fois incarné par l’excellent Georg Nigl (c’était Markus Brück dans Rheingold), dont la faculté de nuisance apparait sans limite et se reflète non seulement dans son attitude agressive mais aussi, bien sûr, dans un timbre de voix où le chanteur pousse ses limites le plus loin possible pour donner toute la noirceur grinçante nécessaire à son personnage. Son « In Wald und Nacht vor Neidhöhl’ halt’ ich Wacht », au ton saccadé, alors qu’il est tapi dans la pénombre de la sombre arrière-cour près de l’antre de Fafner, est du plus bel effet.
Fafner (Timo Riihonen) apparait d’abord dans une séance vidéo drôlissime, dans son costume de clergyman (voir Das Rheingold), avant d’être le dragon et surtout de livrer cette toujours émouvante complainte, ce grand air déclamé typique du récit wagnérien, « Wer bist du, kühner Knabe...? » (« Qui es-tu, audacieux jeune homme...? »), reprenant son « costume » d’homme (de géant en l’occurrence) pour narrer l’histoire des Géants et mettre son assassin en garde contre la malédiction de l’anneau.
L’Oiseau de la forêt est interprété par Leo Eisenreich, jeune soprano du chœur des Tölzer Knaben qui chante depuis les coulisses tandis que son « personnage », petit volatile déjà représenté dans le dessin initial (et final) qui symbolise le choix de Kratzer de se placer à hauteur d’enfant, reste invisible au début puis tombe brutalement des cintres abattu par Alberich, avant d’être recueilli par un Siegfried qui, pour avoir terrassé le dragon, comprend alors son langage et suit ses recommandations. Cette voix de jeune garçon qui n’a pas encore mué (et comporte les délicates imperfection de l’âge) est absolument parfaite dans le contexte créé par Kratzer.
Et parmi les surprises/clins d’œil de notre facétieux metteur en scène, Grane, le cheval qui se réveille en même temps que Brunhilde, est bien là en chair et en os sur la scène tandis qu’on espère que l’orchestre qui joue triomphalement lors de son apparition, ne va pas l’effrayer. Mais le beau destrier en a manifestement vu d’autres (la cavalcade dans le parc de Munich avec ses Walkyries déchainées par exemple).
Quant à l’Orchestre de l’opéra de Munich il est en très grande forme et si l’on peut être un peu bousculé au départ par une sonorité particulièrement forte des instruments sous l’impulsion d’un chef d’orchestre qui mène sa barque avec vivacité, les tempi sont peu à peu parfaitement maitrisés, tandis que les pupitres se répondent et que chaque leitmotive trouve sa place, sa cadence et son style dans une grande et très séduisante transparence. Vladimir Jurowski semble d'ailleurs aller crescendo dans la fougue musicale qui sied à l'oeuvre monumentale de Wagner. On espère une sorte d'apothéose pour cet été !
On verra comment Kratzer a prévu de mettre en scène l’épisode le plus noir de la tétralogie, le Crépuscule des dieux, qui conduit à la mort de presque tous les personnages, mais la logique suivie par les trois premiers, donne d’incontestables indications. A suivre, avec impatience !
Photos © Monika Rittershaus










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